Le motif en chevrons donne du rythme à une pièce, qu’elle soit dans un appartement ancien de centre-ville ou dans une bastide restaurée de l’arrière-pays. Poser un parquet point de Hongrie dans le Var demande plus de préparation qu’une pose à l’anglaise : il faut tracer, prévoir les chutes et ajuster chaque lame. Voici comment on s’y prend, et ce qui distingue les différents motifs.
- Devis gratuitOn se déplace dans le Var pour voir le sol
- 20 à 110 €/m²Main-d’œuvre selon le type de pose
- Poseur de parquetMassif, contrecollé, flottant, point de Hongrie
Point de Hongrie, bâton rompu, chevron : trois motifs à ne pas confondre
Les trois noms désignent des lames posées en zigzag, mais la coupe des extrémités change tout.
Le bâton rompu
Les lames sont coupées d’équerre, à angle droit. Chaque lame vient buter contre le flanc de la suivante, ce qui dessine un motif en escalier. C’est le plus ancien des trois et le plus simple à fabriquer, puisque les lames sont rectangulaires.
Le point de Hongrie
Les extrémités sont coupées en biais, souvent à 45° ou à 60°. Les lames se rejoignent pointe contre pointe et forment une ligne continue au centre de chaque rangée, comme une arête de poisson. Le dessin est plus graphique, plus régulier, et plus exigeant à poser.
Le chevron
Dans le langage courant, « chevron » désigne souvent le point de Hongrie. Chez les fabricants, le mot peut aussi désigner des lames prédécoupées droite et gauche. Avant de commander, on vérifie ensemble la référence exacte pour éviter les surprises.
Le traçage, la moitié du travail
Un motif en chevrons ne pardonne pas une erreur de départ. Si la première rangée est décalée d’un centimètre, l’écart se voit sur toute la longueur de la pièce. On commence donc par tracer.
On repère l’axe principal de la pièce, le plus souvent dans l’alignement de la porte d’entrée ou de la baie vitrée, pour que les pointes filent dans le sens du regard. On trace cet axe au cordeau, puis des lignes de contrôle parallèles. Dans les maisons anciennes, les murs ne sont presque jamais d’équerre : on centre alors le motif sur ce qui se voit le plus, et on répartit le décalage dans les bords, sous les plinthes ou dans une bande d’encadrement.
Cette bande, qu’on appelle frise ou encadrement, est un choix esthétique mais aussi pratique. Elle donne une bordure droite contre les murs irréguliers des mas et des maisons de village, et elle évite des coupes en pointe trop fines le long des plinthes.

Les étapes d’une pose en motif
Préparer le support
On contrôle la planéité, on ragrée si besoin et on mesure l’humidité de la chape avant toute chose.
Tracer les axes
Les lignes de référence sont tirées au cordeau et vérifiées à l’équerre avant la première lame.
Poser au centre
On part de l’axe central et on avance vers les murs, rangée après rangée, en contrôlant les lignes.
Ajuster et finir
Les coupes de rive, la frise éventuelle et les plinthes viennent en dernier, avant le ponçage ou la finition.
Chutes et commande de bois
Avec un motif, on coupe davantage. Les extrémités en biais le long des murs, les angles, les seuils et les pieds de cheminée produisent des chutes qu’on ne peut pas toujours réutiliser.
On prévoit donc une marge plus large que pour une pose droite. Elle dépend de la forme de la pièce : un séjour rectangulaire génère moins de pertes qu’une pièce en L avec un escalier et une cheminée. On calcule cette marge pièce par pièce après la visite, pour éviter à la fois de manquer de lames en fin de chantier et d’en commander beaucoup trop. Quand le bois est fourni par vous, on vous donne la quantité exacte à acheter.
Massif ou contrecollé pour un motif
Les deux existent en lames de point de Hongrie et de bâton rompu. Le choix suit les mêmes règles que pour une pose droite, avec quelques nuances.
- Le massif en chêne est la version traditionnelle. On le colle sur chape ou on le cloue sur un ancien plancher. Il offre plusieurs ponçages et se patine avec le temps.
- Le contrecollé est plus stable, ce qui compte avec les petites lames d’un motif : chaque joint est un endroit où le bois peut s’ouvrir. Il convient très bien sur un plancher chauffant.
- Dans les deux cas, on pose collé en plein. Une pose flottante d’un motif à petites lames tient mal dans le temps.
- Une lame brute, poncée et finie sur place, donne le plus beau résultat : les pointes sont parfaitement affleurantes et la finition est continue.

Prix et temps de pose d’un point de Hongrie
Un motif demande nettement plus de temps qu’une pose droite. Là où l’on pose plusieurs dizaines de mètres carrés d’un contrecollé droit dans une journée, un point de Hongrie avance beaucoup plus lentement à cause du traçage et des ajustements. Le tarif de main-d’œuvre se situe dans la fourchette spécifique du point de Hongrie et du bâton rompu.
Exemple : pour un séjour de 35 m² en point de Hongrie collé, comptez entre 2 100 et 3 850 € HT de main-d’œuvre, hors fourniture. La présence d’une frise, d’une cheminée ou de nombreuses portes fait monter le temps passé. La TVA est à 10 % dans un logement achevé depuis plus de deux ans, 20 % sinon.
| Type de pose | Pour quel parquet | Main-d’œuvre (HT, hors fourniture) |
|---|---|---|
| Pose flottante | Contrecollé à clipser, stratifié, rénovation rapide sur ancien carrelage | 20 à 35 €/m² |
| Pose collée | Contrecollé ou massif, plancher chauffant, appartements | 35 à 55 €/m² |
| Pose clouée sur lambourdes | Parquet massif traditionnel, maisons anciennes | 50 à 80 €/m² |
| Point de Hongrie, bâton rompu | Massif ou contrecollé, pièces de réception | 60 à 110 €/m² |
Reprendre un motif ancien plutôt que de le remplacer
Dans certains immeubles anciens des centres-villes varois, et dans des maisons bourgeoises, on découvre parfois un vieux bâton rompu sous une moquette ou un lino. Avant de parler de pose neuve, on regarde s’il peut être sauvé.
Souvent, il suffit de recoller ou de refixer les lames qui bougent, de remplacer celles qui sont cassées par des lames de récupération ou des lames neuves taillées au même format, puis de poncer et de refaire la finition. Le motif retrouve alors sa netteté, avec la patine d’un bois ancien qu’aucun parquet neuf ne donne. La page sur la restauration de parquet ancien détaille cette démarche.
Quand une partie a disparu, par exemple à l’emplacement d’une ancienne cloison abattue, on peut aussi raccorder un motif neuf à l’ancien. C’est un travail de patience, chiffré sur devis.
Un chantier qu’on organise de bout en bout
Notre atelier est à Cagnes-sur-Mer : un peu moins d’une heure pour Fréjus et Saint-Raphaël, une heure et quart environ pour Draguignan et le golfe de Saint-Tropez. Pour un motif, l’équipe s’installe sur place plusieurs jours d’affilée. Chez Ruggeri Parquet, le parqueteur qui a tracé la pièce est celui qui la pose. Pour comparer avec une pose droite, voir la rubrique pose de parquet dans le Var, ou consulter nos prix au mètre carré.
Questions fréquentes
Le point de Hongrie agrandit-il une pièce ?
Il peut donner cette impression si les pointes filent dans la longueur de la pièce, vers la fenêtre ou la baie. Dans un couloir étroit, un motif dans le sens de la longueur l’allonge encore. Dans une petite pièce, de grandes lames de motif évitent l’effet chargé. On fait souvent un essai à sec de quelques lames pour vous montrer.
Peut-on poser un point de Hongrie sur un plancher chauffant ?
Oui, en contrecollé compatible et en pose collée en plein, après le protocole de mise en chauffe de la chape. Le massif est possible avec des lames adaptées, mais on reste prudent sur l’épaisseur. La page sur le parquet sur plancher chauffant donne les conditions.
Combien de temps faut-il pour poser un point de Hongrie ?
Pour une pièce de taille moyenne, comptez plusieurs jours, contre une ou deux journées pour une pose droite. Le traçage, les coupes de rive et une éventuelle frise prennent du temps. Si la finition est faite sur place, il faut ajouter le ponçage et le séchage avant de remettre les meubles.
Un point de Hongrie va-t-il dans une villa contemporaine ?
Tout à fait. Avec des lames larges, un chêne clair et une finition mate, le motif s’accorde bien avec une villa contemporaine aux grandes baies. Il n’est pas réservé aux appartements anciens. C’est surtout la largeur des lames et la teinte qui donnent le style.
Le bâton rompu coûte-t-il moins cher à poser que le point de Hongrie ?
Les deux se situent dans la même fourchette de main-d’œuvre. Le bâton rompu demande un peu moins de coupes en biais, le point de Hongrie un alignement plus strict des pointes. La différence vient surtout de la forme de la pièce et des finitions choisies.
Un motif en chevrons chez vous
Montrez-nous la pièce et le motif qui vous plaît. On vient tracer, mesurer le support et chiffrer la pose, avec un devis gratuit.
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